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Robert Rosenthal

L'effet Pygmalion

 

Rosenthal a découvert l'effet Pygmalion en réalisant une expérience :

 

Dans cette expérience, des étudiants de psychologie doivent juger des rats. 
On leur présente deux groupes de rats :

On dit du premier que ce sont des rats de bonne lignée, intelligente et du second que ce sont des rats de mauvaises lignées qui n’apprennent pas.

Ces jugements n’ont en fait aucun fondement puisque tous les rats avaient été départagés de façon aléatoire.

Cependant, les étudiants jugent les rats du premier groupe meilleurs. 
Ces résultats laissent perplexe et des questionnements émergent.

 

Entre 1952 et 1960 vont être refusé à l’auteur la parution de 12 articles. Ils publient cependant ces résultats dans une revue de vulgarisation scientifique aux Etats-Unis.
De cette publication émane différents courrier dont un qui va intéresser l’auteur : celui d’une directrice qui l’invite à étudier ces effets d’attentes au sein de son école.

 

L'expérience est donc retentée avec 650 enfants, à Oak School, San Francisco, aux États-Unis, mais en jouant uniquement sur les attentes favorables des maîtres.

 

Dorénavant, Rosenthal et Jacobson savent qu’ils peuvent jouer avec le discours, avec le semblant.

4 mois plus tard, on explique aux enseignants que tous les élèves n’ont pas le même rythme cognitif ; que certains démarrent plus tard que d’autre : « les démarreurs tardifs ».
Rien de tout cela n’est vrai bien sûr, mais un test qui permettrait de repérer ces démarreurs tardifs semble plausible théoriquement.

 

Un an plus tard, Rosenthal fait à nouveau passer les tests de QI aux élèves (T+1) puis encore un test un an après (T+2).
Les résultats sont les suivants : Au bout de un an en CP ; les élèves positivement attendus ont gagnés plus 15 points au test et plus 6 au bout de deux ans.

Plus de 350 répliques de la « démarche Rosenthal » et plus de 80 % des recherches retrouvent l’effet Pygmalion. 

Dans son expérience, Rosenthal a induit directement les effets d’attentes mais d’autres proviennent de conditions naturelles comme l’origine sociale des parents, le sexe, l’apparence…

Ici l’expérimentateur induit des stigmates positifs. Ici l’enseignant était le seul au courant du stigmate.
Or en situation naturelle, il y a des groupes qui sont naturellement stigmatisés et qui font l’objet d’un consensus puisque parents, enfants, personnels, enseignants le savent.

 

 

Pour plus d'information : http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=253&Itemid=84

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